02/08/2013

Ueli Maurer, discours, 1er août

Les lampions sont éteints, le 1er août 2013 laisse le souvenir d'une journée à la météo exceptionnelle et la torpeur estivale du lendemain m'inciterait à me laisser aller à l'habituelle douce candeur helvétique, mais non, impossible, après le discours du Président de la Confédération !

M. Ueli Maurer a présenté au peuple et au monde le thème du pauvre petit Etat ("qui réussit bien") assiégé de grands Etat injustes qui font pression sur lui pour en tirer un maximum d'argent, vous l'avez tous entendu pour peu que vous lui ayez prêté l'oreille.

C'est une vérité dans le sens qu'on nous attaque en marge du Droit parce qu'il  y a beaucoup d'argent à faire à bon compte, c'est un mensonge par omission car cette situation de faiblesse est due au comportement avéré pénal de certaines banques, UBS en tête, c'est une erreur politique parce que les banques sont en pleine négociation, c'est une déception pour le Peuple suisse parce que ce propos tourné vers le passé n'ouvre aucune perspective d'avenir, si ce n'est le repli sur soi qui, dans le monde d'aujourd'hui est évidemment suicidaire.

Une très bonne occasion manquée d'ouvrir sur l'avenir, de donner confiance aux Suisses, de se positionner par rapport à "l'Ennemi", de montrer que le Conseil fédéral a au moins une stratégie en tête.

Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis fâché : la Suisse vaut mieux que ce galimatias d'un autre âge. Je retourne à ma torpeur suisse.   

31/07/2013

Mais où va la France ?

Sortons du Droit, entrons dans le «bon sens». Le Droit c'est connu marque une guerre de retard sur le bons sens, c'est normal : c'est une question de «bon sens».

La dénonciation de la Convention sur la double imposition franco-helvétique de 1953 par le gouvernement Hollande est affaire de Droit et pas de «bon sens». Les Français en général, ceux avec qui nous parlons et parlerons toujours et encore (nos «Amis français»), partagent avec nous des vérités de «bon sens» :

-          l'impôt en France est incompris parce qu'abusif, injuste. Le mauvais impôt chasse le bon impôt, c'est connu et couru sur toute la Planète,

-          les mauvais exemples des leaders politiques (frais royaux et connexions privilégiées) discréditent l'Etat et minent sa souveraineté,

-          la compromission patente de certains d'entre eux dans le jeu du "je te tiens, tu me tiens par la barbichette" dans des salves de mensonges par omission, voire des tirs de mensonges face à face (Cahuzac, Oerth par exemple) compromettent notre partenariat naturel,

-          la mauvaise foi évidente, répétée, dans le traitement de l'Entraide administrative que la Suisse gère avec la précision des horlogers sape la confiance aussi bien à l'interne qu'à l'externe

Selon le Droit, la Convention de double imposition peut être dénoncée, certes pas de cette façon unilatérale, mais le «bon sens» dicte néanmoins sa loi : ce "mal qu'on n'ose appeler par son nom" est une peste franco-française, il n'est pas suisse, même avec les débordements de l'UBS, et rien ne changera à l'évasion de capitaux, bien au contraire, puisqu'elle elle s'accélère, minant les structures mêmes de l'économie.

Le signe le plus pervers d'une détérioration nauséabonde de la situation en France est le terme de "juste" conféré notamment par Charles de Courson à Pierre-Condamin-Gerbier alors que chacun sait que cet homme aux abois s'est vanté, jouant une sorte de va-tout, dans l'idée de sauver peut-être (soyons noble) sa petite famille suisse qui doit souffrir l'horreur de cette exploitation politique. En effet le «Juste» est le non-juif nommé tel par le monde juif pour avoir sauvé des vies juives au péril de la sienne. Sous prétexte fallacieux d'hygiène public, l'appropriation, le détournement et la banalisation du terme "juste" rappellent la politique vicieuse du gouvernement de Vichy dès 1940. Mais où va la France ?