09/02/2014

Votations, cinq questions et...vos réponses svp

 

 

Une leçon, une seule de la votation du 9 février contre la Libre circulation des personnes fera l'unanimité ici et ailleurs : c'est le Peuple qui décide.

 

Une question une seule : est-ce juste oui ou non ?

Première réponse, c'est juste parce que c'est le Peuple qui décide.

Deuxième réponse, c'est injuste parce que le Peuple n'est pas compétent.

Troisième réponse, la vôtre svp…évidente, non ?

Deuxième question : que penser de la réaction de la Commission Européenne qui "regrette la décision du Peuple" et "attend la position du Conseil Fédéral ?"

Première réponse : la commission Européenne devait dire : "Nous prenons acte" et éventuellement préciser "avec regret", mais en l'état cette prise de position jette le doute définitif sur son  respect de la démocratie. Beurk.

Deuxième réponse : l'Union Européenne, qui a d'autres problèmes majeurs et prioritaires aurait-elle pu attendre la réunion de ministres de demain lundi pour se prononcer ?

Troisième réponse, la vôtre svp…évidente, non ?

Troisième question : pour quelle raison la Commission Européenne n'a-t-elle pas attendu ?

Première réponse : elle ne prend pas au sérieux la réalité helvétique et elle ment sur le principe démocratique.

Deuxième réponse : elle croit qu'elle va " faire son beurre" avec les bilatérales comme elle pense le faire avec les banques suisses ?

Troisième réponse, la vôtre svp…évidente, non ?

 

Quatrième question : le diktat de la finance et le prix payé par la Suisse au plan institutionnel (secret bancaire, protection de la sphère privée, garantie du bon sens démocratique et ses implications éthiques) ont-ils poussé les Helvètes exaspérés par l'exploitation éhontée des fautes (graves il est vrai) de certaines de ses banques à simplement dire : raz-le bol, cela suffit, et cet état de fait explique-t-il en partie une votation qui contredit la position du Peuple au long de ces dernières années ?

 

Cinquième et dernière question : depuis quelques années maintenant les Helvètes constatent que leur modèle fonctionne en gros plutôt bien, alors comme Gessler, ont-ils simplement tiré une flèche au cœur de la pomme européenne ?

 

Cinquième et dernière réponse, la vôtre svp…évidente, non ?

 

       

 

    

 

 

 

 

09/01/2014

Dieudonné, mais de quoi, de qui a-t-on peur ?

Dieudonné est interdit ce soir, oui-mais, de quoi, de qui a-t-on peur ? Voilà un Musulman qui a partagé enfance et succès avec le Juif Elie Semoun, tous deux issus de familles marocaines, l'un né là-bas (le Juif), l'autre né en France (l'Autre), d'origine plus que modeste et qui, faute d'une intégration sociétale automatique, ont réussi celle de l'humour dans la culture des Autres, chapeau, bien que pas très fin il est vrai, et plutôt vulgaire, mais qui a du succès il faut le reconnaître, succès donc partagé avec un Juif, puis qui s'en est séparé, comme tous deux se sont séparés de femme et enfants (les premiers) à l'instar de 50 % des Français (les "bons Français" ceux-là : une preuve d'intégration ?), et qui triomphe dans le merchandising du mécontentement dans le souffle de la crise, en particulier celle de l'emploi chez les jeunes, sans oublier celle du christianisme chez tout le monde, lui qui voit se dresser un mur (c'est le nom de son spectacle, c'est génial ou satanique, c'est bien évident comme le nom de Dieudonné), celui d'un Président de République (bien mollachu il est vrai), celui de son ministre de l'Intérieur (bien acéré il est vrai), celui du Conseil d'Etat, mais bon sang de bois, qui est le plus fort, qui est le coche, qui est la mouche ? Eh bien moi, je sais, j'ai choisi, je n'irai pas écouter Dieudonné parceque j'ai compris, mais comme tout le monde, non ? qu'il vit, s'enrichit et s'envoie en l'air avec le merchandising de notre ras-le-bol à tous et que je ne suis pas d'accord qu'on me fasse dire ou rire ce que je ne veux pas parceque je sais bien que ce m'est mais alors complètement contraire : l'injure gratuite qui rapporte la gloire et puis la fortune à son auteur par le lynchage facile de la victime dans ces grandes et fragiles victoires bien (et uniquement) de chez nous, celles du Droit, de la Responsabilité, de la Dignité. Mais comment a-t-il fait pour s'appeler Dieudonné ? Encore ce fameux piège de la Pomme, cadeau empoisonné par deux fois et pour toujours ? Un bien beau cadeau que tout celà, qui a et qui fait bien parler de lui, mais de quoi, de qui a-t-on peur ?  

30/08/2013

I have a dream

I have un dream - Yes we can, traduisons du rêve à la réalité, ou encore j'en rêve, donc c'est possible. Deux discours prophétiques, oui bien sûr, mais piégeuse conjonction que cet anniversaire qui les relie ! Le passé a fait ses preuves, il est donc devenu a posteriori prophétique. L'avenir c'est une décision à prendre dans une perspective a priori apocalyptique. Obama et l'Occident se sont enfermés dans le piège qui leur est ingénieusement posé du dilemme. On rêve d'intervenir. Ou bien le Yes we can n'est qu'illusion et la VIIème croisade embrase Moyen-Orient et Occident. Ou bien  c'est no we can not, on renonce et Obama et l'Occident fracassent le rêve, notre rêve. Qui peut en effet admettre le gazage, et le gazage de civils femmes et enfants ? Personne, ou bien c'est le retour à l'actualité des accords de Munich !

Martin Luther King - Barak Obama, et si le président quant à lui rêvait et se disait qu'il peut à lui seul le réaliser, son rêve, notre rêve ? Seul contre tous, pire, conforté par une cour lécheuse de nains de pacotille, les François Hollande et autres guignols de service, qui puisent dans le pouvoir américain de quoi se grandir eux-mêmes ? Et l'Occident chrétien, mais oui, à l'étranger on nous affiche de cette étiquette que nous avons perdue dans notre quotidienne distraction spirituelle ! L'Occident chrétien de crier à la VIIème croisade, non pardon, c'est le Moyen-Orient qui criera à la VIIème croisade et l'Occident le croira, forcément, par effet ricochet. Et l'armée américaine, et peut-être celles de ses nains de cours, prises dans l'engrenage diabolique (oui, le diable en personne se sera déplacé, cela en vaudra la peine comme en 39), se retrouveront contraintes de s'engager à flots de vies humaines et de ressources dans la défense inconditionnelle de notre propre ligne rouge : la foi en nous-mêmes. Le risque serait alors l'embrasement général si manifestement voulu par les terroristes de tous bords qui eux ne sont pas des nains, n'ont pas de rêves, et peuvent tout puisqu'ils parlent au nom de dieu (ou du diable, encore lui ?).

Non, les nains de cours n'amusent plus personne. Pour le président Obama, pour l'Occident, le rêve demeure, mais c'est dans le pouvoir du dialogue que réside le vrai pouvoir et le rêve prophétique,  comme celui du King. Attention, au piège apocalyptique du rêve qui n'est pas dialogue, qui n'est pas le rêve de Martin Luther King et celui que le Pape François a qu'exprimé hier.