08/11/2014

Vociférer à la radio ? c'est nouveau pour notre pays et scandaleux

 

Scandaleux les propos entendus à la radio suisse romande ce soir concernant les forfaitaires fiscaux ! Se manifester à leur porte, se faire juge à la place du juge, mépriser l'état de droit, violer l'intimité, donner publiquement des noms, contourner les principes de l'initiative populaire, cela rappelle l'arrogance des nazis à leurs débuts. Je mentionne le vociférateur Cruchon qui fait justice lui-même et en plus met tous les forfaitaires dans le même sac, ce qui est de la diffamation. J'ai honte pour notre pays. En plus le vociférateur profite largement du système, en particulier de la manne des forfaitaires et vit dans un pays qui s'est construit sur le respect de la sphère privée et du droit des gens. Je corrige : il ne profite pas, il abuse de notre pays. Pourquoi ne va-t-il pas sonner à la porte du chef de l'état islamique autoproclamé ? A défaut de clairvoyance il ferait au moins preuve de courage. Quelle lâcheté de lâcher ces vociférations qualifiées par lui-même de rencontres sympathique : «non, non, on a fait que sonner à la porte et glisser dans la main qui se tendait une feuille d'impôts pour montrer comment faire». Ils sont adorables ces je-sais-tout et j'ai-toujours-raison et je -lave-plus-blanc-que-blanc. Les totalitaires jouent toujours à l'ange, l'avez-vous remarqué ? Et qui veut faire l'ange… Et puis zut j'ajoute aussi que le commentateur de la RTS, comme l'interlocuteur PLR du vociférateur n'étaient pas à la hauteur. Pourquoi ? Mais parce que notre pays n'est fait (pour le moment ?) de vociférateurs et qu'on est tous comme pris par surprise. C'est un signal désastreux pour notre démocratie et l'harmonie sociale de notre pays. Heureusement nous n'aimons pas les vociférateurs et plus ils vocifèrent plus la majorité favorable aux forfaits se renforcera.

 

Le forfait fiscal a été une décision politique, dont tous les contribuables sans exception ont largement profité depuis la fin du XIX, qui respecte les lois de notre pays, qui contribue à sa richesse, à sa réputation et qui fait travailler toute une classe d'artisans, entre autres. Le forfait est une injustice oui, mais qu'est-ce qu'un impôt juste ? Ceux que ne paient pas les vociférateurs ? Je souhaite à notre pays plein d'injustices comme celle-là.

 

31/10/2014

oui aux forfaits fiscaux

 

La fiscalité est la clé de la souveraineté du peuple et de l'Etat. Gérer sa fiscalité c'est en effet se donner les moyens de sa politique. C'est  la raison pour laquelle l'Union européenne n'a pas encore réalisé l'union dite budgétaire et fiscale. Or la fiscalité a deux visages : la perception et la taxation. Ou plutôt la taxation et la perception me direz-vous. Il faut en effet taxer d'abord pour percevoir ensuite, c'est évident ! oui, bien sûr dans le déroulement de la pratique : il serait scandaleux qu'on perçoive et taxe après.  Eh bien non au plan de l'ordre d'importance ou de la priorité : il est inutile de taxer si l'on ne peut pas percevoir. C'est ainsi que le fisc peut tomber sous le travers de satisfaire aveuglément à l'idéologie et taxer à tout prix sans se préoccuper de savoir si le taxé va payer ou pas, qu'il soit hors d'état de le faire ou qu'il aie le choix s'aller se faire voir, pardon taxer, ailleurs. Dans le premier cas le tribunal administratif déborde de litiges qu'il finit par mettre sous le paillasson de la prescription, Dans le second cas  le contribuable disparaît. Dès lors à quoi sert la taxation dépourvue de la perception ? Il en va de même pour les forfaits fiscaux (plus exactement l'impôt sur la dépense). Vous votez non aux forfaits fiscaux et vous taxez pour rien, car le taxé va se faire voir ailleurs. Il ne faut pas se leurrer sur l'impact de la beauté de nos paysages ou la qualité de notre accueil (voire quoi qu'on en pense par exemple Dubaï, les Emirats, les Maldives, les Bermudes, le Delaware, etc.). Alors votez non aux forfaits pour satisfaire à l'idéologie de la taxation et préparez-vous à être taxé et à payer davantage, ou bien votez oui aux forfaits fiscaux et demeurez dans la situation actuelle. Le forfait fiscal a été voté par le Grand conseil vaudois dans sa sagesse à la fin du XIXème siècle, cela fait-il un siècle et demi (presque) d'injustice ou de justice fiscale pour nous tous ? nos ancêtres étaient non seulement pragmatiques, ils travaillaient dans l'intérêt du peuple et pas des idéologues (ou des revanchards, ce qui n'est pas toujours la même chose).         

 

12/09/2014

Caisse unique, Unique Airport, même combat

 

Caisse unique, cela a des relents de Unique Airport (en version originale anglaise, ce qui est tout dire). On se souvient de la prétention des Zurichois à un aéroport unique (en version polémique française,  ce qui équivaut paraît-il à ne rien dire, de la rigolade, quoi). Un désastre demeuré unique, Dieu l'Unique soit loué, après le grounding (unique en son genre lui aussi) de la très regrettée Swissair. Et puis la crise UBS ? Zut pas unique, mais tout de même la première du genre, et quel succès après elle, à tout Seigneur tout honneur, oui UBS unique, mais quel exemple !).

 

C'est que voilà, le Seigneur mis à part et encore faut-il y croire, rien n'est unique ici-bas. Sauf la prétention toujours renouvelée à la Vérité, suprême, définitive, osons le mot : prophétique, celle qu'on proclame et après cela on y croit, bref la vérité du dogme, etc. qui a fait tant de ruines, de mal et de morts, n'est-ce pas vous tous ? 

 

Pourquoi, mais pourquoi Pierre-Yves Maillard, sincère et honnête s'il en est, bosseur et responsable, s'est-il de lui-même, sans que personne ne le lui demande, fait choir de sa réserve de Conseiller d'Etat ? Est-ce le syndicaliste, certes respectable, mais qui n'a rien du Conseiller d'Etat, qui ressort ? Sincère, certes, mais difficile d'être à la fois au-dessus et dans la mêlée.

 

Mais là n'est pas le propos, pour une fois qu'on a un Conseiller compétent, comme on les aime, transparent et solide, engagé et constant, il est vrai comme d'autres en Pays de Vaud, car nous sommes gâtés de ce point de vue (mais pas uniques, on est d'accord ?), regardez du côté de Neuchâtel, et de Genève, hélas, trois fois hélas. 

 

Unique, comme Unique Airport ? L'esprit zurichois aurait-il remplacé les derniers restes du bon sens bernois en Pays de Vaud ?