11/08/2016

Nécrologie et journaliste

Federico Camponovo, journaliste respectable et respecté, propose dans les 24 Heures de ce 11 août une nécrologie de Jacques Trévaud, ancien président de la Banque Cantonale Vaudoise. L'intention est louable et le personnage en vaut la peine. Son côté mécénat est correctement rendu. Mieux eût valut cependant développer le talent artistique et le goût de Jacques Trévaud qui a fait de la Fondation de la BCV vraisemblablement la plus importante collection d'art indigène de Suisse romande. Cela aurait suscité enfin l'intérêt du public pour des œuvres qui vaudraient qu'on les expose enfin. Au lieu de cela notre journaliste s'est laissé aller à deux erreurs sur le plan bancaire. D'abord les comptes de la banque n'ont pas été bidouillés et les pertes n'ont pas été transformées en profits. C'est ce que le trop fameux ancien procureur du Tessin, comme on aime à le nommer, a cru devoir croire et proclamer à l'époque. Ensuite le seul problème avait bel et bien été la filiale de la BCV aux Îles vierges. Mais la rafale d'acquittements se rapporterait dit-on aux fausses accusions sur le pseudo bidouillage des comptes et non pas sur l'affaire des Îles vierges. M. Componovo n'aurait pas dû faire l'amalgame. Un journaliste se doit de respecter la vérité à propos des morts comme des vivants, même et surtout dans une nécrologie.