16/06/2016

In or not In ?

In or not In ? telle est la question, et non pas Brexit or Brexin ? Quel que soit le résultat du vote le 23 juin, GB demeurera In culturellement, politiquement, économiquement, socialement, émotionnellement. Comment en effet l'UE se passerait-elle de ce partenaire ? Et réciproquement ? Dès lors qu'histoire et intérêt sont communs, tout est possible. Or l'UE est agonisante, non seulement par son absence de vision, d'audace, de courage, mais surtout par son déni de vérité, son idéal rouillé d'intégration, ses grands malades comme la France politicienne. Une preuve : derrière les fumigènes de déclarations lénifiantes répétitives, le chômage est persistant au-delà de tout ce qui est acceptable (depuis plus de 8 années), à commencer par celui des jeunes (une génération sacrifiée avec en plus le pourrissement des structures intergénérationnelles), l'endettement est reporté sur les générations à venir, la création d'illusions économiques par la Banque Centrale Européenne se prolonge sans fin , et l'autosatisfaction autiste des dirigeants et parlementaires européens (en particulier français) persiste et s'exprime à tour de bras comme si les peuples étaient stupides.

Le problème n'est pas Brexit ou Brexin mais la décision du Vivre et de l'Etre dedans, ou bien du Vivre et de l'Etre dehors, et dans les deux cas de relancer les idéaux qui ont présidé à la création de l'Union (CECA, Europe des XII). Il faut pour cela se rassembler chacun sur ses propres valeurs, retrouver son identité propre, renouveler l'idéal européen, le réformer dans l'honnêteté retrouvée de nouveaux leaders enfin inspirés. Des leaders œuvrant dans l'espace commun de la solidarité et non pas dans le trou perdu de la réélection. A ce degré de pourrissement de la réalité de l'UE (non pas de son potentiel ni de sa nécessité), la question pour GB (et pour nous tous) est la conversion, l'aggiornamento de l'UE. Alors, être dedans ou dehors ? Probablement dehors et la question n'est pas Brexit ou Brexin, mais Vivre et Etre dedans ou dehors, et ce pour tous les protagonistes. Y compris pour les Helvètes, lesquels se posent exactement la même question.

Commentaires

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Écrit par : Brandt | 16/06/2016

Bien le bonjour Monsieur Brandt on peut se poser de nombreuses questions quand à ce Brexit
Ne serait-ce pas une forme de chantage de la part de certains dirigeants ne brillant pas au firmament de la FIFA qui à défaut de pouvoir jouer aux mêmes é l'Euro foot ont projeté leur détermination personnelle à mettre hors jeu non pas un ballon mais d'autres dirigeants
On dirait qu'il y a comme une sorte de mimétisme actuel au sein de la classe politique avec le monde du sport
Ou peut être pour mieux assoir leur popularité certains inventent ce qui vous a conduit à faire et pas pour les mêmes raisons c'est à dire fermer vos commentaires pour contrôler si cela fonctionnait ce qui peut être une manière comme une autre surtout au niveau politique de tester son pouvoir
Je connais un ancien psy et réputé pour sa finesse d'esprit qui applaudirait en voyant combien les politiciens adorent se mettre à nu pour mieux être analysés et piégés malgré eux
Très bonne journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 17/06/2016

Bonsoir monsieur Brandt, nous sommes nombreux en France et dans toute l'Union Européenne à attendre (enfin!) l'ébranlement qui pourrait s'ensuivre en cas de Brexit. Si un membre rejette son attachement à l'Europe, pourquoi les autres resteraient-ils figés d'allégeance aux décisions ultra libérales de Bruxelles? Vous évoquez une époque qui nous parut merveilleuse et pleine de promesses : celle de la naissance de la Communauté Économique Européenne (à six nations seulement), avec son marché commun agricole et la CECA. Mais cet ensemble ne put réaliser une défense militaire commune, car Washington veillait (déjà!) au grain et la CED fut mort-née face à l'OTAN. Et tout ensuite s'amplifia quand la CEE devint l'UE aux vingt-huit étoiles actuelles (!). Aujourd'hui tout s'opère avec l'aval et l'accord du grand frère américain. Le Royaume uni et la France pourraient-ils encore monter librement une expédition militaire comme en 1956 du côté de Suez? Certainement pas! Chaque nation voudrait recouvrer un peu de liberté, suivre ses intérêts nationaux et se défendre dans la jungle mondiale, ce qui explique un déchaînement fanatique anti européen dans le pays réel. Nous l'avions manifesté en France par la grande porte en rejetant par référendum le traité de Lisbonne, mais le président Sarkozy fit accepter le texte par voie législative, car il ne pouvait en être autrement dans le cours de l'Histoire! Une députée anglaise prônant l'intégration vient -hélas-de succomber tragiquement, en défendant ses convictions. Par ailleurs, le système européen est prêt à tout -lui aussi également- pour conserver ce qui lui reste de lustre. Alors Brexit? Chefs d'état et ministres continentaux prennent si souvent le chemin de Bruxelles ou Luxembourg que tout sera mis en œuvre par leurs soins pour atténuer la portée de l'éventuelle scission. Et puis aussi -puisque le précédent contributeur l'évoque- l'actuelle compétition sportive européenne en cours montre que derrière chaque équipe il y a une nation et que celle-ci est soutenue et encouragée. Que de drapeaux au vent! Mais dans cet EURO-là, personne ne voit une quelconque signification politique et cela, ça marche! Rendez-vous jeudi prochain et sans doute ''Vivre et Être dehors''pour nos amis du peuple anglais.

Écrit par : reynier | 17/06/2016

Vivre et être dehors pour la GB en effet devrait, ce n'est pas trop tard, créer le choc salutaire qui renouera avec la dynamique des valeurs communautaires et permettra la relance d'une vision à laquelle les Nations pourront s'identifier. Et les Peuples retrouver confiance et motivation. Une condition préalable : que les Hollande, Moscovici et Junker, pour ne citer que trois contributeurs décisifs au déni de réalité s'en aillent. Merci Reynier de cette analyse pertinente et courageuse !

Écrit par : Brandt | 19/06/2016

Oui Lovejoie, il y a indéniablement une forme de chantage de la part des dirigeants européens dès lors qu'ils jouent sur les peurs et non pas sur la raison. Aucune analyse rationnelle n'est parue sur l'après votation Brexit ou Brexin, et surtout sur le Vivre in ou le Vivre out 3 ans et 5 ans, etc. après. C'est prendre les populations pour infantiles. Quant au mimétisme entre les mondes du sport et du politique, les derniers exemples en effet montrent hélas une même culture de la corruption et là, c'est une honte pour la Suisse.

Écrit par : Brandt | 19/06/2016

@Monsieur Brandt je vous remercie de votre réponse pour paraphraser le tout quand on lit comme ce matin que 50 millions sous forme de monnaie virtuelle ont disparu ceci confirme bien qu'on est manipulé par de doux rêveurs ^n'ayant pas encore appris à faire la différence entre le monde réel et la douce chaleur des jupons de papa et maman sans doute eux -mêmes Hippies Peter Pan
Comme nos anciens disaient déjà ,on vit un drôle le monde mais avec une très grande différence c'est que si nous étions jugés quelque peu extravagants on avait appris à travailler très vite et que tous dès l'aube nous étions fonctionnels
On va finir par croire que ce bitcoin dont je n'ose même pas faire un jeu de mot est une monnaie aussi volatile que nos fausses pièces de 20 centimes que nous nous amusions à gratter une fois placées sur un bout de papier afin d'acheter de faux produits pour jouer à la dinette
Ce qui encore fois permet d'écrire que l'intelligence sans le savoir conduit droit dans le mur du non retour auquel par malchance d'autres vont s'agglutiner sans réfléchir
Très bon début de semaine pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 20/06/2016

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