31/10/2014

oui aux forfaits fiscaux

 

La fiscalité est la clé de la souveraineté du peuple et de l'Etat. Gérer sa fiscalité c'est en effet se donner les moyens de sa politique. C'est  la raison pour laquelle l'Union européenne n'a pas encore réalisé l'union dite budgétaire et fiscale. Or la fiscalité a deux visages : la perception et la taxation. Ou plutôt la taxation et la perception me direz-vous. Il faut en effet taxer d'abord pour percevoir ensuite, c'est évident ! oui, bien sûr dans le déroulement de la pratique : il serait scandaleux qu'on perçoive et taxe après.  Eh bien non au plan de l'ordre d'importance ou de la priorité : il est inutile de taxer si l'on ne peut pas percevoir. C'est ainsi que le fisc peut tomber sous le travers de satisfaire aveuglément à l'idéologie et taxer à tout prix sans se préoccuper de savoir si le taxé va payer ou pas, qu'il soit hors d'état de le faire ou qu'il aie le choix s'aller se faire voir, pardon taxer, ailleurs. Dans le premier cas le tribunal administratif déborde de litiges qu'il finit par mettre sous le paillasson de la prescription, Dans le second cas  le contribuable disparaît. Dès lors à quoi sert la taxation dépourvue de la perception ? Il en va de même pour les forfaits fiscaux (plus exactement l'impôt sur la dépense). Vous votez non aux forfaits fiscaux et vous taxez pour rien, car le taxé va se faire voir ailleurs. Il ne faut pas se leurrer sur l'impact de la beauté de nos paysages ou la qualité de notre accueil (voire quoi qu'on en pense par exemple Dubaï, les Emirats, les Maldives, les Bermudes, le Delaware, etc.). Alors votez non aux forfaits pour satisfaire à l'idéologie de la taxation et préparez-vous à être taxé et à payer davantage, ou bien votez oui aux forfaits fiscaux et demeurez dans la situation actuelle. Le forfait fiscal a été voté par le Grand conseil vaudois dans sa sagesse à la fin du XIXème siècle, cela fait-il un siècle et demi (presque) d'injustice ou de justice fiscale pour nous tous ? nos ancêtres étaient non seulement pragmatiques, ils travaillaient dans l'intérêt du peuple et pas des idéologues (ou des revanchards, ce qui n'est pas toujours la même chose).