30/08/2013

I have a dream

I have un dream - Yes we can, traduisons du rêve à la réalité, ou encore j'en rêve, donc c'est possible. Deux discours prophétiques, oui bien sûr, mais piégeuse conjonction que cet anniversaire qui les relie ! Le passé a fait ses preuves, il est donc devenu a posteriori prophétique. L'avenir c'est une décision à prendre dans une perspective a priori apocalyptique. Obama et l'Occident se sont enfermés dans le piège qui leur est ingénieusement posé du dilemme. On rêve d'intervenir. Ou bien le Yes we can n'est qu'illusion et la VIIème croisade embrase Moyen-Orient et Occident. Ou bien  c'est no we can not, on renonce et Obama et l'Occident fracassent le rêve, notre rêve. Qui peut en effet admettre le gazage, et le gazage de civils femmes et enfants ? Personne, ou bien c'est le retour à l'actualité des accords de Munich !

Martin Luther King - Barak Obama, et si le président quant à lui rêvait et se disait qu'il peut à lui seul le réaliser, son rêve, notre rêve ? Seul contre tous, pire, conforté par une cour lécheuse de nains de pacotille, les François Hollande et autres guignols de service, qui puisent dans le pouvoir américain de quoi se grandir eux-mêmes ? Et l'Occident chrétien, mais oui, à l'étranger on nous affiche de cette étiquette que nous avons perdue dans notre quotidienne distraction spirituelle ! L'Occident chrétien de crier à la VIIème croisade, non pardon, c'est le Moyen-Orient qui criera à la VIIème croisade et l'Occident le croira, forcément, par effet ricochet. Et l'armée américaine, et peut-être celles de ses nains de cours, prises dans l'engrenage diabolique (oui, le diable en personne se sera déplacé, cela en vaudra la peine comme en 39), se retrouveront contraintes de s'engager à flots de vies humaines et de ressources dans la défense inconditionnelle de notre propre ligne rouge : la foi en nous-mêmes. Le risque serait alors l'embrasement général si manifestement voulu par les terroristes de tous bords qui eux ne sont pas des nains, n'ont pas de rêves, et peuvent tout puisqu'ils parlent au nom de dieu (ou du diable, encore lui ?).

Non, les nains de cours n'amusent plus personne. Pour le président Obama, pour l'Occident, le rêve demeure, mais c'est dans le pouvoir du dialogue que réside le vrai pouvoir et le rêve prophétique,  comme celui du King. Attention, au piège apocalyptique du rêve qui n'est pas dialogue, qui n'est pas le rêve de Martin Luther King et celui que le Pape François a qu'exprimé hier. 

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